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mardi, 06 mai 2008
Et si on éteignait la radio ?
Alors que la FIA tente de rendre le spectacle de la F1 plus attrayant en supprimant les aides au pilotage, elle en a peut être oubliée une : L’ingénieur de piste.
Auparavant, les performances étaient à mettre au crédit d’un couple pilote/machine, elle s’est transformé en performance d’un trio. Le pilote est constamment informé de ses moindres erreurs virage par virage, de la moindre alerte mécanique ainsi que de la stratégie de ses adversaires et de celle à adopter par son ingénieur de piste.
Alors, si on éteignait la radio, que se passerait il ?
Plus de « coaching » pour maintenir un rythme, mais un pilote obligé de composer avec son tempérament. Les temps au tours seraient moins réguliers, marquant la différence entre les rapides d’entrée et ceux qui montent en puissance au fil des tours.
Plus de possibilité de connaitre les arrêts aux stands des autres concurrents, mais un pilote qui devra se fier à ce qu’il voit devant lui et dans ses rétros.
Plus de changements de stratégies influencées par un super calculateur, mais un pilote qui devra adapter sa tactique aux situations qu’il rencontre durant la course.
Plus de possibilité d’être informé d’un début de faiblesse du moteur ou de boite décelé par la télémétrie, mais un pilote qui lit ses jauges et réagi en conséquence.
En redonnant au pilote son rôle de stratège et en le privant d’informations autre que visuelles sur ses concurrents, on redonnerait sans doute aux Grands Prix une dose de suspense et d’imprévu qu’il lui manque depuis quelques temps.
Lapiscine
22:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : fia, formule 1, f1, radio, strategie, pilote





Commentaires
voici une reflexion pertinente ... je suis assez d'accord avec toi Lapiscine ... un corollaire: et si on interdisait les ravitos ?
Ecrit par : nono | mercredi, 07 mai 2008
Excellente idee avec quand meme un petit bemol... Il y a toujours eu communication entre le pilote et son team on appelait ca le panneautage donc communiquer sur la position relative des concurrents et l'ecart temps pourquoi pas. A mon avis il faudrait que la telemetrie ne soit pas accessible durant la course seulement apres de maniere a pouvoir constater et ameliorer ce qui n'a pas bien fonctionne... Une autre maniere de couper la radio en fait...
PS : Pour les retros il y a un vrai travail a faire... A Barcelone c'etait les pilotes de GP2 qui se plaignent maintenant de ne rien voir dans leurs retros lookes F1... decidement le bon sens ne semble plus avoir sa place en sports mecaniques...
Ecrit par : Ago | mercredi, 07 mai 2008
Tout à fait d'accord, il n'y aurait pas lieu d'interdire les ravitaillements avec un réservoir de 120 litres plein à ras bord pour le départ au pilote de gérer son ravitaillement. Le panneautage pourrait être autorisé s'il n'est pas fait mention des écarts mais seulement pour signaler la position ainsi que celui qui est juste devant et derrière avec interdiction de faire un signe disant au pilote de rentrer. A la rigueur les rétros pourraient être remplacés par une caméra grand angle et un petit écran pour le pilote
Ecrit par : Parkinson | mercredi, 07 mai 2008
Tiens, je vais jouer les pisse-vinaigres. Ca faisait longtemps. La contribution en elle meme est une bonne idée, mais je ne suis pas forcément d'accord avec toutes tes conclusions, cher Plouf. :-)
Pour ma part, je ne pense pas que la radio joue un role si important que cela. Les pilotes disposent de toutes les informations sur les instruments de bord avec des volants qui sont devenus de vrais terminaux. Ensuite, lorsqu'un moteur ou un autre élément mécanique montre un signe de faiblesse, il n'y a pas grand chose a faire a part le laisser casser: vu le format sprint des courses F1 et les écarts, il n'est plus possible comme il y a ne serait-ce que 5 ans de ralentir de 3 ou 4" en fin de course sans concéder 10 ou 12 places.
Concernant le coaching des pilotes, je pense pour ma part que c'est une énorme connerie des team-managers que de dire a un pilote "attaque". Un pilote, il attaque. Quand il entre dans un virage, c'est pour en sortir le plus vite possible. On a bien vu que Briatore et Symonds ont passé trois ans a tancer Fisichella. Au final, il s'est fait méthodiquement désossé par Alonso et Kova. Preuve que la méthode a ses limites. Très logiquement la seule chose dont a besoin un pilote en course, c'est de ces chronos. Il peut arriver d'entrer dans un faux rythme donc ouais, a la rigueur. Ce sont des professionnels qui ont 15 ou 20 ans de course dans les naseaux.
Dernière réflexion que je me suis faite en lisant l'article, on n'assiste plus comme a une éqoque a ces fameux changements de stratégie en course, vous remarquerez. Quoique ca arrive encore, mais uniquement si un pilote casse un flap ou crève. Je pense que la cause principale est le fait de partir avec l'essence du premier relais en Q3. Ca limite considérablement la flexibilité des stratégies.
On voit aussi qu'on est revenus a des pilotes qui ne sont plus la que pour piloter: qui aujourd'hui peut prétendre amener un ingénieur ou un aérodynamicien avec lui quand il part d'une équipe? Quel pilote a aujourd'hui assez d'influence dans son équipe pour dire "je rentre deux tours plus tot que prévu?". Alonso, a l'extreme rigueur? L'accident d'Ayrton Senna a coincidé avec la fin des seigneurs. Le retraite de Michael Schumacher ressemble a la fin des pilotes stratèges.
Désolé pour le pavé. Je ne me suis pas écouté écrire. Mes confuses.
Ecrit par : Emesset | mercredi, 07 mai 2008
@ Emesset :
C'est vrai que pour que le dispositif soit efficace, il ne faudrait laissé de disponible au pilote que ces temps par partiels et l'écart avec le pilote devant et derrière lui (y compris sur le LCD du volant).
Pour la gestion de la mécanique, à lui de jouer sur la cartographie, le nombre de tour maxi à la lecture de ses jauges ou d'ètre plus souple sur les freins. L'ingenieur de piste à une alerte sur son écran en cas de surchauffe des disques, un changement de pression atmosphérique, une augmentation de la température d'un élément moteur etc...
C'est clair qu'il y aurait plus de casses.
Pour le "coaching", j'imagine que les choses sont dites différemment si l'on s'adresse à un CDM ou s'il on s'adresse à un débutant. D'autre part, on connait les faiblesses des pilotes, on va pousser celui qui à tendance à s'endormir et on va calmer celui qui s'enflamme. On ne peut raisonnablement pas tenter de boucler un grand prix en attaquant comme sur un tour de Q2, c'est prendre trop de risque de sorties de pistes, d'usure prématurée des pneus et de casse méca. Il y a donc une gestion qui est faite, actuellement par l'ingé.
Pour les changements de stratégies, même s'ils sont moins flagrants qu'il y a quelques années, ils existent toujours.
Même s'il on reste sur 2 arrêts, on va utiliser ses fenêtres (tours 18-21 et tours 42-45) selon les perfs des concurrents, et pour boucler le grand prix à la meilleure position. Rien n'empêche d'anticiper le dernier arrêt au tour 40 si on est ralenti par la voiture de devant et faire un dernier relai plus long. Sans avoir une idée précise de la stratégie du pilote précédent et suivant, cela va s'apparente à un coup de poker et laisser plus de place aux erreurs et ainsi aux rebondissements.
Ecrit par : lapiscine | mercredi, 07 mai 2008
Oui biensur.
Je ne dis pas que c'est impossible: je dis seulement que ca devient rare et que les pilotes actuels semblent très encadrés, meme les meilleurs. Bien plus qu'il y a quelques années. Pour les lattitudes de stratégie, c'est très dur sur le premier relais.
Ensuite on ne voit plus de coups de poker. Pour en revenir Schumacher, j'ai le souvenir de l'avoir vu passer Hill dans les stands en s'arretant avant a Magny Cours en 95. Puis le fameux rush du Hungaroring en 98. Rappelez vous aussi des 4 arrets aux stands en France.
Bref, p-e que je me trompe, mais je n'ai pas le souvenir de voir des renversements pareils des coups stratégiques un peu improbables. Si, Raikkonen a fait une ou deux fois le coup a Massa de le passer en restant plus longtemps en piste, mais ca reste dans le domaine de la logique.
Ecrit par : Emesset | mercredi, 07 mai 2008
@ nono : Il me semble que les ravitaillements sont obligatoires pour des raisons de sécurité (un carton au départ avec tout le monde qui a le plein risque plus facilement de tourner au drame) et pour les sponsors, ca leur permet d'être vu au moins une fois même si la voiture est dernière.
@ Ago : La télémétrie est importante pour le coaching au tour par tour (dans quel virage il fait une faute, est ce qu'il a bien fait chauffé ses disques avant le départ, répartition du freinage à modifier, cartographie etc...) Mais le fait que l'ingé puisse informer le pilote de ce qui se passe chez l'adversaire (il peut contrôler le temps au tour des autres concurrents, le temps qu'ils ont passé aux stand et donc la longueur du prochain relai) va influencer la stratégie finale.
@ Emesset : je pense que c'est parce que chaque écurie surveille le voisin et peut se faire une idée assez précise de ce qu'il va faire pour ne pas avoir à tenter de coup de poker. D'autre part, les changements de stratégies à la Brawn/Schumacher sont rentrées dans les mœurs, elles ont montré qu'en observant l'adversaire et en connaissant sa stratégie, on pouvait en trouver une meilleure en étant plus réactif durant la course.
Ecrit par : lapiscine | mercredi, 07 mai 2008
@lapiscine : La telemetrie je n'aime pas. Oui a la telemetrie enregistree pour controler et exploiter les donnees pour ameliorer pour la prochaine fois. Non a la telemetrie pour modifier la voiture en course. Je concois bien que la voiture soit ajustable (ca fait longtemps qu'elle l'est) mais ajustable par le pilote en fonction de son feeling pas autrement...
Enfin de toute facon ce qu'on dit ca changera rien helas ;-)
Ecrit par : Ago | jeudi, 08 mai 2008
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